Les Amis seront à l’église du Village le vendredi 10 avril à 17 h pour assister à la présentation de la Ville concernant le projet proposé pour le secteur du Village.
L’administration précédente soutenait la vente d’actifs municipaux dans le Village à une coopérative de Gatineau. La nouvelle administration étudie actuellement ce projet. S’il est approuvé, ce sera en vertu de la Loi 31 — qui prive les citoyens de leur droit au référendum — afin de modifier de force le zonage de certaines rues du Village réservées aux maisons unifamiliales (H-1). Ils invoquent une crise du logement, mais Statistique Canada révèle une réalité tout autre. Ce n’est pas un manque de logements, c’est un manque de gestion :
L’écart frappant : À Mont-Tremblant, 16,37 % de l’offre totale de logements est constituée de logements à long terme potentiels (LLTP) utilisés exclusivement pour la location à court terme (LCT). Ce chiffre est vertigineux quand on le compare à d’autres destinations de renom : il n’est que de 1,04 % à Bromont, autre ville de montagne, et de 2,17 % à Banff, pourtant une icône touristique internationale.
Un déséquilibre alarmant : Ailleurs au pays, la moyenne nationale n’est que de 0,69 %, tandis que celle de l’ensemble du Québec se situe à 0,51 %. Avec un taux de 16,37 %, Mont-Tremblant détourne son inventaire résidentiel 32 fois plus que la moyenne québécoise.
Un triste record : En proportion de son parc immobilier, Mont-Tremblant se classe au 1er rang au Québec et au 2e rang au Canada pour le pourcentage d’unités sacrifiées au profit de la location à court terme (LCT). Si Whistler occupe le premier rang au Canada, ce n’est surtout pas un exemple à suivre : dépourvue de résidents locaux, elle est devenue une simple station touristique. Ce n’est pas la solution que nous souhaitons pour Mont-Tremblant.
Le signal d’alarme : Être numéro un au Québec signifie que 16,37 % de toutes les unités d’habitation — soit environ un logement sur six — font office de mini-hôtels au lieu de loger des résidents permanents.
Ce taux de 16,37 % est alarmant : La définition de LLTP exclut déjà les chalets, la villégiature et les logements insolites. Ce chiffre ne cible que les unités résidentielles (maisons, condos, appartements) qui pourraient loger nos résidents dès demain.
La solution est entre les mains de la Ville : Avant de recourir aux pouvoirs d’exception de la Loi 31, la Ville doit s’attaquer aux plus de 1 000 logements déjà retirés du marché locatif à long terme en :
Appliquant les règles : Sévir avec rigueur contre les locations à court terme illégales.
Limitant la LCT : Plafonner le nombre de permis et inciter le retour vers la location à long terme.
Notre point de vue : Mont-Tremblant n’a pas besoin de contourner les règles d’aménagement dans les secteurs sensibles, particulièrement en bordure des lacs, où une planification rigoureuse, durable et respectueuse doit demeurer la priorité. Nos dirigeants doivent simplement mieux gérer les logements dont nous disposons déjà.
À propos des Amis de Mont-Tremblant
Notre mandat est d’assurer un développement immobilier harmonieux dans la région en toute transparence et dans un contexte d’acceptabilité sociale.
